Pour garantir la qualité d’un écrit avant sa publication, il est crucial d’adopter une méthode de révision structurée qui sépare le fond de la forme. Une correction efficace repose sur une vérification en plusieurs étapes : d’abord la cohérence globale du message et la structure logique, puis la précision du vocabulaire en éliminant les répétitions et les tics de langage. Enfin, une attention rigoureuse doit être portée à la grammaire, à l’orthographe et à la typographie (espaces, majuscules) pour assurer une présentation professionnelle et irréprochable.
Grâce à l’intelligence artificielle, de nouvelles opportunités s’offrent aux spécialistes de l’écrit. Parmi elles, la révision de texte. Les rédacteurs seront chargés de donner un peu de chair et d’esprit aux contenus sans corps ni âme produits par ChatGPT, Bard et consort. Autrement dit, la partie la plus amusante, celle qui fait le sel de leur métier : ajouter de l’émotion, vérifier des informations, faire des transitions… Vous débutez dans l’univers de la correction de texte ? Découvrez cette checklist complète qui vous guidera lors de votre relecture.
Vérification des sources
- Les chiffres, statistiques et autres données sont sûrs et vérifiés.
- Le texte se base sur un nombre approprié de sources primaires (ou secondaires, à défaut) fiables et variées.
- Les sources sont clairement mentionnées dans le texte grâce à des liens hypertextes, des notes de bas de page, des références dans le corps du texte ou toute autre méthode qui crédite la personne ou l’organisme à l’origine de la source.
- Les citations sont identifiées grâce à des guillemets et à une mention de l’auteur.
- Les opinions sont distinguées des faits. Elles ne sont pas présentées comme des faits établis.
- Les faits sont justifiés par des sources.
- Les opinions sont nuancées. Le processus de réflexion ayant mené à l’opinion est expliqué.
Affinage de la structure
- La longueur du texte est cohérente avec la thématique traitée et le format choisi (article, post, thèse, livre, etc.).
- Le texte contient des éléments organisationnels adaptés à son format (sous-titres, paragraphes, listes, introduction, conclusion, connecteurs logiques, mots de liaison, etc.).
- Les sous-titres décrivent clairement le contenu des paragraphes qu’ils chapeautent et permettent ainsi au lecteur de scanner le texte.
- Chaque paragraphe développe une seule idée.
- Les paragraphes sont de longueur similaire, sans déséquilibre manifeste. Certains écarts sont acceptés (voir « style »).
- Des transitions entre les paragraphes permettent de relier les idées et de faciliter la compréhension du texte.
- Les idées développées dans le texte s’enchaînent avec fluidité et créent un ensemble cohérent.
- Les points clés du texte sont mis en avant grâce à des éléments stylistiques (gras, encadré, sous-titres, etc.).
- Le texte contient un ou des appels à l’action clairs et pertinents.
- Les appels à l’action sont cohérents avec l’objectif du texte (persuader, informer, etc.).
- Les appels à l’action sont explicites et contiennent un verbe d’action.
Révision du fond
- Le texte correspond aux exigences du briefing (en cas de briefing préalable).
- Le texte atteint l’objectif qui lui a été assigné (expliquer, persuader, suggérer, comparer, informer, etc.).
- Le texte répond aux besoins des lecteurs (pourquoi lisent-ils ce texte ? Quelles informations y cherchent-ils ?).
- Le texte contient les informations les plus importantes au sujet de la thématique traitée. Il n’y a aucune omission manifeste.
- Aucune digression n’éloigne le lecteur du message principal du texte.
- Le contenu est fondé sur des faits vérifiés et sourcés, mais contient également des opinions ou un angle qui lui donne une perspective unique sur la thématique abordée.
- La thématique est traitée en profondeur pour donner des informations de valeur au lecteur.
- Le titre est original, capable d’attirer l’attention des lecteurs et représentatif du contenu du texte.
- La conclusion n’est pas une synthèse ; elle apporte une réflexion supplémentaire au lecteur.
Apurement du style
- Le texte est rédigé en tenant compte du guide de style.
- Sauf contre-ordre, la voix active est privilégiée. La voix passive peut être utilisée pour mettre certaines informations en avant ou pour ralentir la cadence du texte.
- La longueur des phrases est variée pour donner du rythme au texte.
- Différentes structures grammaticales sont employées. Un texte formel peut utiliser des structures plus soutenues, comme l’inversion. Un texte familier ou conversationnel se permet quelques entorses aux règles grammaticales, par exemple en utilisant des phrases incomplètes. Comme celle-ci. Sans verbe. Ou sujet.
- Dans les textes informels, les paragraphes sont de longueur variée pour imiter la cadence d’une conversation.
- Le niveau de langage correspond aux exigences du guide de style, au format du texte et aux attentes de l’audience. Le français soutenu est privilégié pour les communications formelles ou pour donner un style recherché au texte. Il est déconseillé sur le Web.
Ajustement du ton
- Le ton respecte les directives du guide de style.
- Le ton (scientifique, conversationnel, professionnel, persuasif, familier, formel, grave, etc.) employé reflète la personnalité de l’auteur (ou de l’entreprise pour laquelle il rédige).
- Le ton est adapté au sujet traité. Ainsi, une entreprise dont le ton est familier, conversationnel et humoristique mettra l’humour en sourdine dans les documents légaux ou dans les échanges avec le service après-vente. (Elle peut aussi envoyer une vanne à un client potentiellement mécontent. Le risque est une notion personnelle, après tout.)
- Le texte est saupoudré d’éléments qui révèlent la personnalité de l’entreprise et bâtissent sa tonalité de marque (touches d’humour, émotion, histoire, références culturelles, métaphores, etc.).
Contrôle du vocabulaire
- Il n’y a pas d’erreur de vocabulaire liée aux homonymes (censé-sensé), aux paronymes (affliger-infliger), aux faux-amis (une affection-l’affection) ou aux contresens (achalandé, acculturé, etc.).
- Le vocabulaire est varié et précis. Les termes trop vagues sont remplacés par des hyponymes dès que possible.
- Les verbes forts sont privilégiés.
- Le texte ne contient pas de répétitions excessives.
- Les pléonasmes redondants et répétitifs ont été supprimés 😉.
- Le jargon est utilisé avec parcimonie et en tenant compte du niveau d’expertise de l’audience.
- La terminologie employée tout au long du texte est cohérente, sans changement brusque.
Correction du français
- Les fautes de grammaire ou d’orthographe ont été corrigées (en particulier celles qui nuisent à la compréhension du texte). Attention aux accords sujet-verbe et adjectif-nom.
- Les signes de ponctuation sont utilisés avec méthode.
- Les pronoms permettent au lecteur de comprendre le sens du texte.
- Les temps verbaux sont utilisés avec consistance : si vous décidez d’utiliser l’indicatif présent par défaut, ne passez pas subitement au futur ou au passé.
- La concordance des temps est respectée pour assurer la compréhension de la chronologie de la phrase.
Recherche de clarté
- Le texte ne contient pas de phrase ambiguë ou floue.
- Les phrases et paragraphes trop longs ont été reformulés ou fragmentés.
- Le texte ne contient pas de mots ou de passages superflus qui égarent ou assomment le lecteur.
- L’introduction ne contient pas une longue contextualisation qui n’apporte rien à la thématique (ou au lecteur).
- Le texte est aéré grâce à des sous-titres, des paragraphes, des listes, des visuels et des espaces blancs.
Réglages pour le SEO
- Le mot clé principal est inséré dans le titre SEO, l’introduction et au moins un sous-titre.
- Les requêtes secondaires sont parsemées dans l’introduction, les autres sous-titres et le corps du texte.
- Le titre SEO contient environ 70 caractères.
- La metadescription contient environ 160 caractères.
- Le texte fait appel à un champ lexical riche lié à la thématique abordée.
Derniers conseils pour la révision
- Le texte doit être relu à voix haute une fois. Cette technique permet de repérer les oublis, les structures incohérentes, les phrases trop longues, etc.
- Le texte doit être relu à l’envers une fois, en partant de la dernière phrase et en remontant, phrase par phrase. Grâce à cette méthode, vous redécouvrez votre écrit et pouvez identifier les fautes qui vous auraient échappé en lisant normalement.
- Un bon correcteur automatique (Antidote, Cordial, notamment) fait gagner du temps, mais ne suffit pas.
- Le texte doit être relu par une tierce personne (un collègue, un ami…) dès que possible afin d’obtenir un avis impartial sur son contenu, sa structure, etc.
La checklist pour la correction de texte en PDF à télécharger
Prêt à vous lancer dans la révision de contenus créés par l’intelligence artificielle ou humaine ? Voici un dernier conseil destiné aux soon-to-be correcteurs : cette correction est si exhaustive qu’elle s’apparente davantage à une reformulation qu’à une relecture. Tenez-en compte lorsque vous établissez vos tarifs pour vos prestations de correction de texte. Revoir la structure, corriger le vocabulaire, vérifier les sources, reformuler… tout cela prend du temps. Alors, fixez des tarifs en conséquence.
Cette publication contient des liens d’affiliation. Si vous utilisez ces liens pour acheter quelque chose, je peux recevoir une commission. Merci 🤗.

