Les 5 niveaux d’exigence en rédaction web (+ tarifs)

Les entreprises font appel à des rédacteurs web et des copywriters pour remplir leurs objectifs de marketing de contenu. Mais il est parfois difficile de s’entendre sur ce qu’est un « bon texte ». Pour certaines personnes, il suffit d’un contenu sans fautes. Pour d’autres, le texte doit faire rêver ou rire le lecteur. Les variations sont nombreuses. Les tarifs des rédacteurs aussi, ainsi que les attentes de leurs clients. 

Dans cet article, j’essaie de créer une échelle des exigences en rédaction web sur base de ma pratique de formatrice et de correctrice. J’associe un tarif indicatif à chaque niveau d’exigence qui peut servir de base à une négociation ou à un devis, sachant qu’il doit être adapté à chaque cas particulier.

Précisions sur la rédaction web

La rédaction web consiste à écrire des textes professionnels (articles, pages fixes, fiches produits, etc.) destinés à être publiés sur un site web. 

Un rédacteur ne crée pas l’information, à la différence d’un journaliste d’investigation ou d’un chercheur, par exemple. Pourtant,  un rédacteur peut aussi être amené à créer des articles uniques s’il effectue suffisamment de recherches sur un sujet et qu’il adopte un angle nouveau.

Pourquoi créer une échelle des niveaux d’exigence en rédaction web ?

Cette échelle répond à des besoins réels de la part des rédacteurs et des entreprises. Elle leur permet notamment :

De façon générale, un rédacteur ne devrait pas accepter une mission dont le tarif est trop faible (et non négociable) et le niveau d’exigence élevé. De même, une entreprise doit être prudente lorsqu’un rédacteur propose un tarif très bas alors qu’elle attend un niveau de qualité élevé.

Les 5 niveaux d’exigence en rédaction web

Niveau 1 – La reformulation d’une source unique

Une fois que le sujet du texte a été choisi, le rédacteur effectue une recherche rapide sur le Web, identifie la source qui lui semble la plus exhaustive et la reformule. 

Dans certains cas, le rédacteur prend un texte publié sur un site étranger et le traduit au mot à mot, avec un logiciel de traduction automatique tel que Deepl, sans y apporter d’adaptations.

Le résultat manque d’originalité et de saveur. Cette pratique ne devrait pas servir à la création d’articles de blog ou de pages fixes. Elle convient davantage aux fiches produits courtes, notamment lorsqu’un ecommerce commercialise plusieurs déclinaisons d’un même produit et souhaite publier une fiche descriptive par version.

Un tarif de 2 centimes par mot semble adapté, compte tenu du temps investi dans la création du texte.

Niveau 2 – La reformulation de plusieurs sources

Une fois que le sujet a été choisi, le rédacteur effectue une recherche sur le Web et identifie les 3 ou 4 premiers résultats du moteur de recherche. Il les reformule pour créer un nouveau texte.

Le résultat permet d’alimenter le blog d’une entreprise, mais il n’est pas adapté à l’audience cible et peut même décevoir les internautes qui ont déjà vu les mêmes informations ailleurs.  

Cette façon de travailler correspond à la rédaction web des années 2010. La concurrence était moins forte entre les sites, et les algorithmes étaient moins puissants. Les entreprises pouvaient donc alimenter leur blog et attirer du trafic à moindre coût. Cette technique de reformulation pure est de moins en moins utilisée, car les contenus plus originaux sont privilégiés, tant par les lecteurs que par les algorithmes.

Un tarif de 4 à 8 centimes par mot semble adapté à cette pratique. Le tarif exact dépend de nombreux facteurs, dont la capacité du rédacteur à présenter les informations reformulées de façon originale.

Remarques sur les niveaux 1 et 2 :

Niveau 3 – La vulgarisation de sources primaires

Le rédacteur effectue des recherches sur la thématique, identifie les sources primaires et les reformule ou les vulgarise.

Grâce au travail de vérification à l’aide des sources primaires, le rédacteur assure un texte exempt d’erreurs de fond à son client. Le contenu n’est pas parfaitement original, car il s’agit d’une reformulation sans recherches complémentaires extensives, mais il se démarque toutefois par sa qualité.

Cette pratique peut être facturée entre 10 et 12 centimes, un tarif substantiellement plus élevé que les deux premiers niveaux. Il s’explique notamment par les heures supplémentaires consacrées à la recherche et à l’analyse des sources primaires pour s’assurer de la véracité des informations. La consultation et la vulgarisation des sources primaires nécessitent aussi un investissement supplémentaire de la part du rédacteur, car celles-ci manquent parfois de clarté, tant dans leur formulation que dans leur structure.

Niveau 4 – La création d’un texte unique et exhaustif

Le rédacteur fait des recherches approfondies sur le web pour découvrir toutes les informations nécessaires au traitement de la thématique, et en particulier les sources primaires.

Comme au niveau 3, il reformule et vulgarise les informations ainsi collectées pour créer un nouveau texte. Il ne s’arrête pas là et effectue des recherches supplémentaires au fur et à mesure de la rédaction pour :

L’objectif du rédacteur est de créer un contenu exhaustif, utile, ciblé pour répondre aux besoins des lecteurs et basé sur des informations vérifiées et vulgarisées. Ce travail va au-delà de la simple reformulation. Le temps et l’expertise qui y sont consacrés impliquent un tarif minimum d’environ 15 centimes par mot. 

Niveau 5 – La personnalisation d’un texte unique

Après avoir rédigé un texte de niveau 4, le rédacteur y insuffle de la personnalité. Pour cela, il effectue des recherches approfondies sur l’entreprise (son ADN, sa personnalité, ses missions, etc.) et sur son audience cible. Il doit comprendre ce qui intéresse et fait réagir l’audience, mais aussi ce qui peut approfondir le lien avec l’entreprise et susciter la confiance.

Il ajoute donc de l’humour, des références culturelles, de l’émotion, etc. Cela prend du temps. En effet, l’humour doit être compris par la cible et ne pas choquer. L’émotion ne doit pas agacer ou sembler fausse. Les références culturelles ne doivent pas cliver.

Vu le travail d’analyse supplémentaire, ces prestations sont rémunérées aux alentours de 20 centimes par mot ou plus. Le plus souvent, elles font l’objet d’une tarification horaire. 

J’espère que cette échelle des exigences en rédaction web peut vous servir pour négocier les prochaines missions et répondre parfaitement aux besoins des entreprises. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact ou LinkedIn ou à me retrouver sur Instagram.

Poursuivez votre lecture avec les plus récents articles