Les pronoms personnels (je, tu, vous, nous, on, il) influencent profondément le ton et la relation entre auteur et lecteur. « Je » exprime l’expertise et l’authenticité, mais peut sembler trop subjectif dans certains contextes. « Vous » engage directement et est incontournable en copywriting. « Nous » crée un sentiment de communauté, alors que le « on » instaure une complicité détendue. Jongler entre ces différentes nuances permet de trouver un équilibre entre proximité, autorité et neutralité selon le contexte du texte.
Vous, moi, lui, elle… les pronoms personnels se glissent dans nos textes presque par réflexe. On les utilise sans trop y penser, souvent en suivant des codes implicites de notre secteur. Par exemple, on évite le « je » dans les articles scientifiques pour ne pas paraître subjectif, tandis que le « vous » et le « tu » abondent dans les pages de vente pour engager le lecteur. Et le pauvre « on » ? Il a souvent mauvaise réputation et est rarement invité. Mais au-delà de ces conventions, les pronoms personnels jouent un rôle crucial dans la manière dont votre message est perçu.
Si ces petits mots sont si importants, c’est parce qu’ils influencent le ton d’un texte et façonnent la perception du lecteur. Ils peuvent exprimer l’intimité ou la distance, la formalité ou la familiarité, l’inclusion ou l’exclusion. En bref, ils connectent, ils persuadent. Bien utiliser les pronoms personnels, c’est un peu comme apprendre à jongler : cela demande de la pratique, mais les résultats peuvent être impressionnants. Plongeons ensemble dans les subtilités de l’usage des pronoms personnels en rédaction professionnelle.
NB : Pour simplifier, nous parlerons surtout des pronoms personnels sujets (je, tu, il, etc.), mais les mêmes principes s'appliquent aux pronoms compléments (me, te, le, etc.) et toniques (moi, toi, lui, etc.).
L’impact des pronoms personnels sur le ton d’un article
Tous les experts en rédaction persuasive le diront : utiliser le « vous » est essentiel pour créer une connexion avec vos lecteurs. Mais se limiter à ce pronom serait réducteur. Vous avez certainement travaillé dur pour affiner votre style et transmettre des émotions, de la persuasion ou une opinion. Pourquoi ne pas explorer l’usage d’autres pronoms personnels pour enrichir encore plus vos écrits ?
Voyons en détail l’impact de chaque catégorie de pronoms personnels sur vos écrits.
Pronoms de la première personne : intimité et inclusion
Utiliser les pronoms de la première personne (« je » et « nous »), c’est partager une expérience personnelle, des opinions ou une perspective unique. Le « je » donne une voix individuelle à l’auteur, tandis que le « nous » représente une voix collective, comme celle d’une entreprise.
Quel est l’impact des pronoms de la première personne ?
- Personnalisation et connexion : Le « je » et le « nous » insufflent de la personnalité au texte et créent un lien direct avec le lecteur. Un texte écrit à la première personne est plus chaleureux et engageant. Par exemple, un PDG qui écrit une lettre à ses employés en utilisant le « je » favorise un sentiment de confiance et de proximité.
- Inclusion et appartenance : l’utilisation du « nous » suscite un sentiment d’inclusion et de proximité avec une communauté. Une entreprise qui communique en « nous » invite ses clients et employés à faire partie de son aventure, renforçant ainsi leur loyauté.
Pourquoi utiliser les pronoms de la première personne ?
Leur utilisation permet de :
- Personnaliser la « voix » de l’entreprise : Le « je » et le « nous » rendent le message plus authentique et crédible. Le « je » montre l’implication personnelle de l’auteur qui s’approprie et défend les opinions partagées dans le texte.
- Construire une identité collective : le « nous » est un pronom unificateur qui favorise un sentiment de communauté, de loyauté et d’appartenance.
- Renforcer l’engagement des lecteurs : en humanisant l’entreprise, ces pronoms permettent d’engager le public à un niveau personnel, augmentant ainsi sa confiance.
Quels sont les risques liés à l’utilisation du « je » et du « nous » ?
Les pronoms de la première personne ont donc de nombreux avantages. Mais aussi des inconvénients :
- Diminution de la formalité : Parfois, un ton plus formel est nécessaire.
- Réduction de la crédibilité : Un usage excessif du « je » et du « nous » peut rendre les informations trop subjectives, les transformant en opinions plutôt qu’en faits.
- Sentiment de narcissisme : Trop de « je » peut paraître égocentrique.
- Sentiment de narcissisme : ils peuvent rendre votre écriture narcissique s’ils sont utilisés à l’excès.
- Dilution de la responsabilité : lorsque le « nous » est vague et ne désigne personne en particulier, il semble être utilisé pour diluer la responsabilité personnelle de l’auteur. Cela crée un malaise chez le lecteur.
Quand utiliser les pronoms de la première personne ?
Ils sont parfaits pour les articles de blog, les emails, et toute communication nécessitant une touche personnelle. Cependant, ils ne conviennent pas aux documents techniques, rapports de recherche ou analyses où l’objectivité est essentielle.
Pronoms de la deuxième personne : engagement direct et persuasion
Les pronoms de la deuxième personne, comme « vous » et « tu » mettent le lecteur à l’honneur. Ils attrapent le lecteur et le forcent à participer, transformant ainsi un monologue en une conversation dynamique. Vous avez peut-être remarqué à quel point ces petits mots peuvent rendre un texte plus engageant et persuasif. Mais pourquoi et comment utiliser ces pronoms ? Voyons cela ensemble !
Quel est l’impact des pronoms de la deuxième personne ?
En utilisant le « vous » ou le « tu », vous obligez le lecteur à participer mentalement au contenu qu’il lit. Il s’investit davantage dans le message, ce qui peut provoquer une réponse émotionnelle plus forte et une persuasion plus efficace.
Pourquoi utiliser les pronoms de la deuxième personne ?
- Interaction et personnalisation : en utilisant « vous », votre texte devient une conversation. Par exemple, comparez « Les consommateurs devraient penser à leur budget » avec « Vous devriez penser à votre budget ». Le deuxième exemple est plus direct et personnel.
- Persuasion : le « vous » crée une proximité qui fait tomber les barrières du lecteur. Il devient plus réceptif au message et il est alors plus facile de le persuader. Il a l’impression que le texte s’adresse directement à lui, à ses besoins et à ses désirs.
- Responsabilisation : utiliser le « vous » place le lecteur au cœur de l’action et de la décision. Il est responsable de la mise en application du message délivré qu’il s’agisse de conseils, d’instructions, etc. Cette responsabilisation rend aussi les appels à l’action plus urgents et pertinents, car vous donnez au lecteur le pouvoir de changer sa vie privée ou professionnelle.
- Connexion : un « vous » bien placé crée un lien entre vous et le lecteur. Cela montre que vous vous adressez directement à lui, ce qui renforce sa confiance et sa loyauté. Pensez à une newsletter personnalisée : « Chère Claire, nous sommes ravis de vous compter parmi nous. Voici les dernières nouvelles sélectionnées pour vous. »
Quels sont les risques liés à l’utilisation du « tu » et du « vous » ?
- Pression : une succession de « vous » assortie de conseils peut sembler directive au lecteur qui a l’impression que vous lui criez des ordres.
- Paternalisme : si la compassion que vous manifestez à l’égard du lecteur semble forcée, qu’elle s’accompagne d’un enchaînement de recommandations et qu’elle est empreinte de condescendance, alors le lecteur peut juger votre texte paternaliste. Style : « Attendez, pauvre chose, moi je sais et je vais vous montrer. »
- Jugement : lorsque vous utilisez le « vous », vous émettez des suppositions sur l’état d’esprit, les croyances, les valeurs, les expériences ou la vie du lecteur. Que ces suppositions soient fondées ou non, elles peuvent être mal interprétées par le lecteur qui n’apprécie pas le jugement qu’elles contiennent.
La clé est de doser correctement l’utilisation de ces pronoms, en tenant compte du contexte et des attentes de votre audience. Par exemple, un lecteur fidèle acceptera plus facilement le « vous » qu’un nouveau visiteur. De même, sur des sujets sensibles, un ton plus neutre est souvent préférable.
Quand utiliser les pronoms de la deuxième personne ?
Les pronoms de la deuxième personne sont parfaits pour les communications marketing telles que :
- Articles de blog : engagez vos lecteurs dès la première phrase. Par exemple, « Vous vous demandez comment améliorer votre SEO ? »
- Pages de vente : créez un sentiment de proximité et d’urgence dans vos appels à l’action. « Ne manquez pas cette offre exclusive. »
- Formulaires de capture : rendez l’inscription plus attrayante. « Demandez votre ebook gratuit. »
- Emails : personnalisez vos messages. « Nous avons pensé que vous aimeriez ce contenu. »
- Posts sur les réseaux sociaux : encouragez l’interaction. « Que pensez-vous de notre nouvelle collection ? »
Mais n’oubliez pas, même des documents plus formels comme les conditions générales de vente ou des notices d’utilisation peuvent bénéficier de touches de « vous » pour rendre la lecture plus engageante.
Pronoms de la troisième personne : objectivité et distance
Pierre angulaire des écrits professionnels et académiques, les pronoms de la troisième personne (« il », « elle », « ils », « elles ») créent une aura d’objectivité et de formalisme. Grâce à eux, le rédacteur peut transmettre des informations, des arguments et des conseils sans s’impliquer directement.
Quel est l’impact des pronoms de la troisième personne ?
Ces pronoms introduisent une distance entre le texte et le rédacteur. Ce qu’il écrit semble impartial et neutre, ce qui renforce la crédibilité et l’autorité de l’écrit. Imaginez lire un rapport scientifique. Vous préférez probablement des phrases comme « Il a été observé que… » plutôt que « Je pense que… ».
Pourquoi utiliser les pronoms de la troisième personne ?
Les objectifs suivants peuvent être atteints par l’utilisation des pronoms de la troisième personne :
- Objectivité et professionnalisme : parfaits pour les écrits académiques et professionnels, ces pronoms permettent de présenter des résultats, des théories et des faits sans parti pris. Ils mettent en valeur le contenu plutôt que son auteur. L’information transmise ne semble pas interprétée ou influencée par un point de vue personnel. Elle semble avoir été analysée et transmise avec une rigueur scientifique.
- Clarté et universalité : en se concentrant sur les faits et en évitant toute forme de personnalisation, ces pronoms rendent le contenu accessible et pertinent pour un large public. Par exemple, « Les chercheurs ont découvert que… » est clair et direct.
- Autorité et crédibilité : ces pronoms sont souvent associés à un ton formel et doctrinaire, signalant au lecteur que le contenu est basé sur la recherche et l’expertise, et non sur des opinions personnelles.
Quels sont les risques liés à l’utilisation du « il/elle » et du « ils/elles » ?
Si les pronoms de la troisième personne sont essentiels à l’objectivité, ils peuvent aussi poser des problèmes :
- Distance : Ces pronoms peuvent rendre le texte froid et impersonnel, ce qui peut décourager les lecteurs préférant une approche plus directe ou conversationnelle.
- Mauvaise utilisation : Ils peuvent parfois donner l’impression qu’une opinion personnelle est un fait universel. Voyez la nuance entre l’utilisation de la première personne (« J’en conclus donc que les chats sont herbivores ») et celle de la troisième personne (« Il faut en conclure que les chats sont herbivores »).
Quand utiliser les pronoms de la troisième personne ?
Ces pronoms sont indispensables dans les contextes suivants :
- Papiers académiques : pour présenter des recherches et des théories.
- Rapports de recherche : pour partager des découvertes de manière impartiale.
- Rapports professionnels : pour détailler des analyses et des résultats d’entreprise.
- Documentation technique : pour expliquer des processus ou des produits.
- Documents officiels : pour les communications formelles et standardisées.
- Tout écrit pour lequel la confiance et l’expertise sont primordiales (documents juridiques, articles scientifiques, etc.).
Les rédacteurs utilisent automatiquement ces pronoms dans les contextes formels. Souvent, ils ne s’en rendent même pas compte. Cet automatisme peut rendre le texte aride lorsqu’il contient exclusivement des pronoms de la troisième personne. Pour donner plus d’attrait à ces textes, utilisez les pronoms consciemment et n’hésitez pas à en employer d’autres tels que le « vous » ou le « nous » lorsque le texte s’y prête.
Ton et choix des pronoms : un exercice d’équilibre
Vous l’aurez compris, le choix des pronoms est stratégique. Pour un ton formel, privilégiez la troisième personne. Pour une approche plus personnelle, préférez la première ou la deuxième personne.
Choisissez les pronoms les plus appropriés en prenant en compte :
- Vos audience cible et ses attentes
- Vos objectifs de communication
- Le contexte
- La personnalité de l’entreprise
Mélange des pronoms personnels dans le texte
Un pronom par point de vue
Les pronoms personnels doivent clarifier, non compliquer, un message. Dès lors, évitez de mélanger les points de vue pour maintenir la clarté du texte. À cet égard, chaque pronom personnel représente un point de vue :
- celui de l’auteur (première personne) ;
- celui du lecteur (deuxième personne) ;
- celui de tout le monde (troisième personne).
Mélanger ces points de vue peut rendre le texte inutilement complexe. Par exemple :
« Hormis lorsque quelqu’un (3e personne) rédige un rapport de recherche, vos (2e personne) écrits doivent être brefs et directs. Vous (2e personne) devez utiliser des phrases courtes et des moins efficaces comme nous (1re personne) le faisons dans nos (1re personne) articles. »
Règles pour panacher
Dans certains cas, il est possible de mélanger les points de vue au sein d’un texte. Pour il est impératif de respecter certaines règles pour éviter de complexifier l’écrit.
Cohérence
- L’antécédent du pronom doit pouvoir être clairement et facilement identifié par le lecteur.
- Ne passez pas d’un pronom personnel à l’autre au sein d’une même phrase, voire d’un même paragraphe.
- Utilisez les pronoms pour structurer le texte. Par exemple, utilisez ceux de la deuxième personne lorsque vous partagez des conseils avec l’audience. Ceux de la première personne peuvent être employés pour le partage d’anecdotes personnelles. Enfin, gardez ceux de la troisième personne pour les informations générales. Cela permet de créer un texte équilibré et cohérent.
Conscience
- Alternez les pronoms au sein d’un texte de façon consciente pour atteindre un objectif défini. Ne les mélangez pas de façon aléatoire, sans réflexion ou objectif.
- Si vous rédigez dans un contexte professionnel, n’utilisez pas de pronoms qui nuisent à la crédibilité ou à l’autorité du message. Même pour les écrits plus informels. Le professionnalisme doit primer.
Pertinence
- Adaptez les pronoms aux préférences et attentes du public.
- Choisissez les pronoms en prenant en compte l’objectif du texte. Qu’il s’agisse de persuader, d’informer ou d’établir un lien personnel, veillez à ce que les pronoms utilisés correspondent à cet objectif.
Contrôle
- Vérifiez la cohérence des pronoms lors de la phase de relecture du texte.
- Demandez à un collègue de relire vos contenus pour repérer les incohérences qui vous auraient échappé.
Le cas particulier du pronom indéfini « on »
Un pronom multi-usages
Le pronom indéfini « on » est souvent boudé à l’écrit, pourtant il a ses usages. Généralement, vous l’utilisez pour remplacer « nous » ou pour exprimer des vérités universelles. Mais ce n’est pas sa seule utilisation. Il peut aussi remplacer le « vous » ou d’autres pronoms, ou servir à mettre une phrase passive à l’actif.
Par exemple :
- « On part en voyage » (pour « Nous partons en voyage »)
- « On sonne à la porte » (pour « Quelqu’un sonne à la porte »)
- « À l’Antiquité, on croyait que la terre était plate » (pour « À l’Antiquité, les gens croyaient que la terre était plate »)
- « On ne peut pas voler. »
- « On a averti la directrice » (plutôt que « La directrice a été avertie »).
Une mauvaise réputation
Malgré ses multiples applications, les rédacteurs l’utilisent peu, car :
- Il manque de précision : « On a averti la directrice » — qui a averti la directrice ? La police ? Un membre du personnel ?
- Il viole les règles d’accord : l’adjectif et le participe passé prennent la marque du pluriel lorsque « on » remplace un pronom pluriel.
- Il appartient au langage familier.
Pour la réhabilitation du « on »
Devez-vous l’utiliser dans un rapport de recherche ou un contrat ? De toute évidence, non. Il est trop vague. Pas assez formel.
Mais lorsque vous rédigez un écrit « conversationnel », pourquoi s’en priver ? Une ou deux occurrences du « on » suffisent à apporter cet élément familier et sympathique qui transforme le texte en dialogue avec le lecteur.
Je vous conseille d’envisager l’usage du « on » dans les cas suivants :
- Pour marquer votre appartenance au même groupe que le lecteur, que ce groupe soit large (l’espèce humaine : on vit, on meurt) ou plus réduit (par exemple, les parents, les Français, les séniors, les personnes qui aiment jardiner, les écrivains, etc.).
- Pour les expressions toutes faites, les maximes, les vérités universelles… de façon sérieuse ou dérisoire.
- Lorsque le « on » semble plus naturel et plus accrocheur que le « nous ». Si Stromae avait opté pour un prudent Alors nous dansons, nous n’en aurions probablement jamais entendu parler 😉.
Les pronoms neutres
Impossible d’écrire un article consacré à l’usage des pronoms personnels sans mentionner les pronoms neutres ou non binaires qui appartiennent à l’écriture inclusive. N’ayant pas d’expertise à ce sujet, cette section sera courte et pourrait manquer de précision. N’hésitez pas à consulter des sources plus exhaustives sur le sujet pour en savoir plus.
De nouveaux pronoms
Dans un souci d’inclusivité de la langue, des néopronoms ont été créés : « ol », « ul », « ael », etc. La langue évoluant apparemment plus vite que la société, aucun de ces pronoms n’est formellement reconnu. Pourtant, l’un d’eux semble se démarquer, au point qu’il est entré dans le dictionnaire : iel ou iels.
Ce pronom de la troisième personne peut être utilisé pour désigner des personnes, indépendamment de leur genre. « iel » s’utilise au singulier et « iels », au pluriel. Voici un exemple : « Les membres du personnel, lorsqu’iels entrent en fonction, doivent signer un contrat de travail. »
L’utilisation du « iel »
La question de son utilisation est délicate. Actuellement, les formes les plus discrètes d’écriture inclusive (formulations épicènes ou neutres) sont en train de devenir la norme. Elles sont utilisées par la plupart des entreprises dans un souci (sincère ou affecté) de non-discrimination.
En revanche, les pronoms personnels non binaires (dont le « iel ») sont moins répandus. Vu les attaques dont ils font l’objet, leur utilisation relève quasiment d’un acte militant. Ils doivent donc être utilisés par les entreprises pour lesquelles l’inclusivité est l’une des valeurs fortes, voire une mission sociale. Ils permettent alors de superposer un message « partisan » au message principal du texte. Ils servent de cri de ralliement pour la communauté de l’entreprise.
Bien sûr, les autres entreprises peuvent aussi les utiliser, à condition :
- de s’assurer préalablement que ces néologismes sont compris et acceptés par leur audience ;
- de les utiliser pour montrer qu’elles reconnaissent et respectent la diversité de leur public cible, pas pour suivre une tendance ou toucher une nouvelle communauté.
Du classique « vous » au « iel » audacieux, les pronoms offrent un monde de possibilités aux rédacteurs professionnels. Mélangez, expérimentez et trouvez enfin la voix et le ton qui conviennent à votre personnalité et à votre audience.

